Nous avons le plaisir de vous informer 
que le magazine municipal n°62
(septembre/octobre 2011)
est
en cours de distribution.
Vous trouverez ci-après
l'expression libre de notre liste
"Lambersart Passionnément"
De la démocratie locale
Il paraît que, dans la démocratie, le rôle des opposants est de s’opposer !
Pas si sûr, quand la presse pour les caractériser, les qualifie tantôt
« d’opposants systématiques » ou « d’opposants constructifs ».
Peut-on jouer son rôle d’opposant en construisant sans pour autant pratiquer de l’obstruction systématique ?
Cette question mériterait un sujet de philosophie au baccalauréat !
Pour y répondre, nous vous laissons juges des écrits de nos honorables collègues de l’opposition à Lambersart, qui sont
bien plus éloquents que tous les discours !
Dans la démocratie française (qui est le meilleur des régimes à l’exception de tous les autres selon Churchill), on choisit
tous les cinq ans son candidat aux élections présidentielles : c’est la rencontre d’un homme avec un peuple, et d’un projet qui répond ou pas aux enjeux du moment : on comprend alors que deux
personnalités et deux conceptions de la société s’affrontent.
Dans la démocratie locale, la question qui est posée est moins celle de l’homme que celle du projet le plus approprié pour
répondre aux aspirations des habitants d’une ville.
Dès lors, une fois le choix des listes municipales (et donc au maire tête de liste) réalisé par les électeurs, on pourrait
s’attendre à ce que tous les conseillers municipaux cherchent ensemble le chemin de l’intérêt général, plutôt que de défendre leur intérêt particulier ou de préparer six ans à l’avance la
prochaine élection ! Il n’en est pas toujours ainsi.
Dans le précédent mandat municipal, nous avons connu des oppositions frontales, nous avons aussi connu des opposants qui,
plutôt que de s’opposer, ont choisi de proposer pour le plus grand bien des habitants, puisque la municipalité que je conduisais à l’époque a décidé de réaliser la totalité de son programme
municipal et une partie du leur (en matière de politique petite enfance ou économique par exemple).
C’est ainsi que le leader de cette opposition constructive est devenu, sans rien renier de ses convictions, l’excellent
adjoint à la culture que nous connaissons aujourd’hui, avec une politique plébiscitée par de nombreux Lambersartois : la fréquentation du Colysée en atteste.
De tout cela, on peut tirer quelques conclusions simples :
- au moment où une tempête économique secoue le monde, est-ce bien le moment de pinailler, de désinformer, de caricaturer
les positions des uns et des autres ?
- ne vaut-il pas mieux chercher la voie du consensus et de l’intérêt général ?
Nous entendons bien que si « tout le monde pense la même chose, alors on ne pense plus rien ».
Mais dans cette période agitée où notre population a besoin de trouver des chemins pour espérer, ne peut-on pas essayer
patiemment de tisser des convergences dans l’intérêt général et de s’enrichir de nos diversités plutôt que de s’épuiser à les combattre.
Exemples de rentrée :
1) La rentrée scolaire à Lambersart a été une réussite soulignée par la plupart des observateurs, et
pourtant il y a eu des suppressions de postes que nous avons réussi à limiter à deux plutôt que quatre, et pourtant le rectorat avait annoncé que l’on ne pourrait plus inscrire dans les
maternelles les enfants de moins de trois ans, alors que notre municipalité s’est engagée
à le faire, et pourtant on nous avait annoncé des classes surchargées, des enseignants en colère, des parents démotivés,
des élèves sacrifiés…
Notre Maire a pris le problème en main, obtenu des engagements de l’éducation nationale, régulé les effectifs pour obtenir
en moyenne moins de vingt huit élèves par classe, mis en place les moyens nécessaires pour garantir l’inscription des enfants de deux à trois ans, qui ont tous pu l’être dans nos écoles.
2) La vidéosurveillance est un outil efficace de baisse de la délinquance : les opposants ont pris le
débat en Conseil Municipal sur le plan idéologique puis financier, mais les résultats sont liés : cette vidéosurveillance nous a permis d’identifier des auteurs de délits, de confisquer à des
jeunes en rodéo des pots d’échappement non conformes et de dissuader de futurs rebelles à la loi de s’engager dans cette voie sans issue – cela ne mériterait-il pas un consensus politique
?
3) Le plan de rénovation urbaine du quartier du Pacot-Vandracq nous permet d’accélérer le niveau
d’équipement de la commune : la nouvelle médiathèque servira à tout Lambersart, la nouvelle salle de sport nous offrira de nouveaux créneaux pour toutes nos associations, les logements construits nous permettront de nouvelles offres plus adaptées à la demande de nos
habitants et aux exigences environnementales. Cela mériterait-il des querellesbyzantines sur le coût de cette rénovation, qui correspond purement et simplement au contrat passé avec l’Etat et les
autres collectivités locales, et qui perme à la ville de n’avoir à sa charge que 10 % des investissements.
Au final, depuis plus de trois ans, nous n’avons pas touché aux taux des impôts alors que notre programme l’avait indexé
sur l’inflation, nous avons construit beaucoup plus que ce qui était prévu et donc donné plus de travail au secteur du bâtiment.
Chacun voit bien dans tout cela les attributions des uns et des autres dans notre Conseil Municipal : ceux qui ont
définitivement choisi le chemin de l’intérêt général (et nous nous réjouissons du vote du budget municipal par Messieurs BINET et ACQUETTE) et ceux qui se sont installés définitivement dans
l’amertume du passé plutôt que de bâtir l’avenir.
Bref, nous ne désespérons pas un jour d’avoir des opposants proposants !
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